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Alors l’Océanie c’était comment?

Publié le 17 Apr 2012 — par Nous
Catégories Australie, Nouvelle-Zélande

Selon elle

C’était avoir le choix. Manger ce qui nous plaisait, aller exactement où nous voulions et dormir dans le même lit pour plus de 20 jours, une parenthèse bienvenue à ce moment là de notre voyage.

L’Australie, une première partie magique. Si Tristan ne m’avait pas tiré par le bras en me disant : « Aller vient, on y va maintenant» j’y serai probablement encore. Le zen et la sympathie des habitants, l’atmosphère légère, les plages, les magasins et les animaux grandeur XXL ont fait de ce pays un lieu extraordinaire.

Et puis la Nouvelle Zélande c’était beau, c’était très beau et ... c’était vraiment très beau. Mais forcément après une rencontre avec l’Australie, difficile de rivaliser. Rien n’y était vraiment particulier, alors j’ai aimé mais pour un bout du monde, je m’attendais à plus différent.

C’était vraiment agréable de vivre un peu autrement, un peu plus « comme chez nous » pendant ces 2 mois, mais je suis contente de repartir, mon sac au dos vers une culture complètement inconnue, le tout dans une langue qui, pour l’instant, l’est totalement (ou presque) aussi.

Selon lui

L’Australie, c’est :

Des plages désertes toutes plus belles les unes que les autres, des grils publiques tous les kilomètres, des supermarchés gigantesques remplis de viandes et de tim-tam, des animaux étranges, des gens sympathiques qui aiment par-dessus tout tondre leur pelouse et faire des barbecues, une agréable sensation de liberté et d’espace, le plaisir d’avoir un « chez soi » même si celui-ci fait 3 mètres carrés et possède quatre roues.

La Nouvelle Zélande c’est :

Des paysages « à tomber» à peu près partout, des millions de moutons, les quatre saisons en une journée, des maoris très imposants même quand ils ne font pas le haka, Jérémie qui grignote, des campervans plus nombreux que les voitures, du sauvignon-blanc, un accent incompréhensible, encore quelques millions de moutons, des kiwis invisibles (l’animal pas le fruit), des apéros-parties de cartes, le fish and chips comme plat national, des volcans et des geysers.

L’australiiiiiiiiie, c’est finiiiiiiiii

Publié le 16 Mar 2012 — par Nous
Catégories Australie

Notre descente se poursuit, à la mode australienne, sans se stresser. Nous vivons en maillot de bain au bord de l’océan, sans autre soucis que le choix de notre prochain repas : bœuf ou kangourou ?

L’océan se fait de plus en plus frais et les vagues sont assez fortes avec des courants parfois assez violents, ce qui arrange les surfeurs du coin. Nous, du coup, on préfère se tremper dans les piscines d’eau salée, creusées dans la roche au bord des plages.

Un soir, lors d’un arrêt pour la nuit un peu trouvé au hasard, nous observons depuis la colline un surfeur semblant doué (avis de deux suisses expérimentés) seul au milieu d’énormes rouleaux. D’autres personnes sont là aussi, appareil photo ou caméra en main. Serai-ce le Kelly Slater local?

Lors d’une pause sur une aire d’autoroute, nous observerons pour la première fois une famille de kangourous. La première fois s’étant fait attendre, nous en reverrons de très près durant les 2 jours suivants, au bord de la route ou de la plage.

Et puis toujours pas de koalas… après presque 3 semaines de recherches intensives, nous décidons de brusquer un peu le sort et nous rendons à Port Macquarie, dans un hôpital pour koalas. Le centre reçoit entre 200 et 300 marsupiaux par année, admis principalement pour des accidents de la route ou de morsures de chiens. Les koalas malades peuvent également être opérés ici, comme cet albinos à qui le chirurgien a enlevé deux tumeurs aux yeux avant de la relâcher dans la nature.

La suite de notre périple continue dans les terres. C’est avec une petite larme à l’oeil que nous quittons l’océan et renonçons aux baignades du matin, à la lecture sur la plage, aux douches avec vue imprenable ou encore aux barbecues juste devant l’océan… On s’est vite fait à cette vie Aussie !

Cette vie justement qui semble tout droit sortie d’un monde virtuel. De petites maisons, pas de locatifs, des pelouses tondues au millimètre près, des gens agréables même sur la route, une vie communautaire active, des endroits publiques propres, accueillants et modernes et une population souriante et toujours prête à échanger quelques phrases même avec deux inconnus sortant d’un van vert pomme. Sans leur accent abominable, nous nous serions presque crus chez les Bisounours.

Et puis comme jamais rien n’arrive par hasard 🙂 nous faisons halte dans la Hunter vallée. La plus vieille région viticole d’Australie ne compte pas moins de 140 caves dont les spécialités principales sont le Semillon et le Shiraz.

A première vue, l’industrie ici est telle que les caveaux ressemblent à des supermarchés vendant fromages et produits de luxe. Le business du mariage y est fructueux et nous ne vous listerons pas le nombre d’enterrements de vie de jeune fille/garçon avec limousine que nous voyons. Il y a tant de vignobles, que nous décidons de bouder les très gros producteurs et de cibler les petits domaines, d’aller plutôt à la rencontre des vignerons, un peu comme chez nous.

Premier arrêt dans une collectivité qui rassemble plusieurs petits domaines, cela nous semble assez correspondre à nos attentes. L’accueil n’y est pas des meilleurs, les vendeurs poussent un peu à l’achat, il n’y a rien de petit en fin de compte. Nous goûtons quand même quelques vins sympathiques, dont un Viognier blanc.

Au sommet d’une colline au milieu de la vallée, nous sommes accueillis chez Audrey Wilkinson par des dames n’ayant pas leur langue dans leur poche et intéressées à nous conter l’histoire de leurs vins (et de leur vie). De plus, les vins sont excellents, particulièrement le Shiraz, on est fan.

Le lendemain, dimanche, nous arrivons enfin chez LE vigneron. Ce petit monsieur ultra communicatif nous fera goûter son assortiment en nous parlant de son métier pendant que Madame est aux fourneaux. Nous repartons de là vraiment enchanté par cette rencontre avec le rosé de ce monsieur. Un vin élaboré à partir de Merlot de couleur rouge sang, étonnant et tellement bon !

Et puis nous en restons là. Comme nous ne pouvons nous empêcher d’acheter des bouteilles à chaque visite, les jours restants sur le continent s’amenuisant, nous n’aurions pas le temps de les savourer. Mais surtout, nous restons sur cette dernière excellente rencontre avec les vins australiens et leurs producteurs.

Pour nos derniers jours avec Jucy, nous nous rendons dans les Blue Mountains, chaîne de montagnes et parc national. Nous campons au milieu du la nature et dégustons nos trouvailles des derniers jours.

Il y a dans le coin, des dizaines de marches différentes permettant de découvrir la région. Mais après trois semaines de spécialités culinaires australiennes et de déplacements motorisés, nous décidons de nous remettre gentiment en jambes, nous choisissons les randonnées moyennes. Le paysage est incroyable, il nous rappelle l’Afrique du Sud.

Après ces moments natures, nous regagnons la ville et laissons Jucy, notre maison mobile… C’est donc à pied que nous repartons, découvrir Sydney. D’abord l’opéra, monument mythique que nous observons, mais seulement de l’extérieur, les tongs n’étant pas considérées comme une tenue correcte pour entrer. Et puis on se promène simplement, goûtant à la vie citadine : Pique-nique dans les parcs, séance de chiro pour se remettre le dos et flânage dans les rues.

Nous passons un après-midi dans le musée australien. Nous commençons par une expo internationale de photos animalières, de quoi mettre la honte à nos clichés de kangourous et de koalas. Et nous nous plongeons un peu dans l’Histoire du pays au travers de récits d’aborigènes, sous forme de peintures ou de textes.

 

C’était génial, c’était trop court, on reviendra !

D'autres photos non primées

Surf in paradise

Publié le 06 Mar 2012 — par Nous
Catégories Australie

En s’imaginant camper en Australie, on se voyait déjà s’arrêter n’importe où et parquer notre campervan devant une plage ou dans un parc sans autre considération que de savoir si l’océan n’était pas trop éloigné. La réalité, quelque peu différente, nous a rapidement rattrapés. Aussi vaste l’Australie soit-elle, ou du moins sa côte est, les autorités ont réussi à placer presque partout des panneaux « camping interdit ». La seule possibilité restante étant d’utiliser les campings privés qui facturent en moyenne 25 francs par nuit. Quand on a une caravane de dix mètres de long, avec écran plasma, climatisation et bain moussant, le prix peut sembler correct ; mais pour notre voiture sans électricité, ça fait cher les deux mètres carrés d’herbes. Résultat, on se retrouve le plus souvent à essayer de se cacher pour passer la nuit, dissimulant notre véhicule vert pomme dans un coin sombre en espérant que les rangers ne nous remarquerons pas.

Pour notre sortie en mer dans les Whitsundays Islands, on n’a pas trop eu le choix, on a laissé notre van dans un camping pour la journée. A peine de retour, on plie bagages et on décide d’aller chercher un endroit où passer la nuit, à l’extérieur de la ville. Il pleut toujours des cordes et on apprécie que modérément de rouler de nuit dans ces conditions. On s’arrête rapidement dans un bled, un peu au milieu de nulle part. Le centre ville se résume à une grande route où se succèdent les bars qui diffusent une musique country. Les locaux semblent sortir tout droit d’un western : chemise à carreaux, chapeau de cowboy et accent difficilement compréhensible. Après un fish and chips dégoulinant de graisse, pris au bord de la route, on se pose sur le parking du club de bowling local.

Le lendemain on part plus au sud, le but étant de faire des kilomètres, afin de fuir ce climat tropical, un peu trop chaud et humide pour deux petits suisses. On fait un arrêt dans un centre commercial pour se ravitailler en nourriture. A l’image du pays, l’endroit est gigantesque. On a besoin d’une carte pour s’y retrouver, et malgré ça on s’y perd quelques fois. On fait nos provisions habituelles sans oublier les biscuits Tim-Tam, la seule spécialité culinaire du pays digne d’intérêt.

De retour à la voiture, celle-ci refuse de démarrer. Après un examen approfondi en usant de nos compétences de mécaniciens hors paire, le verdict tombe : on a laissé les phares allumés, la batterie est à plat. Voilà une bonne occasion de tester l’amabilité des australiens, un jour de grosse pluie sur un parking de supermarché. On interpelle tous les automobilistes à la recherche de quelqu’un ayant des câbles de pontage. Plusieurs personnes, sans les fameux câbles, viennent à notre secours, n’hésitant pas à plonger les mains dans le moteur, pour être sûr que c’est bien la batterie et pas autre chose. Après plus d’une heure, on trouve notre sauveur et on peut enfin repartir. Les jours suivants, on roulera sans clim et radio éteinte, de peur d’épuiser la batterie.

En descendant toujours plus au sud, on passe le tropique du Capricorne. Presque aussitôt, le soleil réapparait et on passe d’un chaud humide à un chaud sec, beaucoup plus agréable. Un peu comme si cette ligne imaginaire faisait réellement office de barrière entre le climat tropical du nord et celui plus continental du sud.

Les jours suivants sont principalement consacrés à la découverte, ou du moins à la tentative de découverte des animaux australiens. Tout d’abord à Mont repos, un centre scientifique qui tente de protéger les tortues marines qui viennent pondre sur les plages avoisinantes. On passe la soirée sur place, attendant patiemment que les rangers qui patrouillent sur la plage viennent nous chercher pour assister soit à une ponte soit à l’éclosion de bébés tortues. Pas de chance, on attend durant quatre heures sans qu’il ne se passe rien. Comme lot de consolation, on se rend quand même sur la plage à l’endroit où, le soir d’avant, des œufs ont éclos. Les rangers reviennent sur place pour compter les coquilles et ainsi estimer le nombre de naissances réussites. Par hasard, un bébé tortue est encore enfoui dans le sable, et semble avoir quelques problèmes à trouver la direction de la mer. On lui donne un coup de main et l’aiguille dans la bonne direction. Au final on aura quand même vu quelque chose.

C’est un peu par hasard, à Tin Can Bay, qu’on apprend qu’il est possible d’aller nourrir les dauphins du coin. A nouveau, des rangers sont en charge de ces animaux, les protègent, les étudient et les nourrissent afin de fidéliser leur venue. Ils viennent tous les jours de leur plein gré sur la plage et attendent leur ration quotidienne de poisson frais. On patiente deux bonnes heures qu’ils veuillent bien se montrer, n’ayant pas de montre à la nageoire ils se fient à la marée pour définir quand est l’heure du déjeuner. Habitués aux humains, on peut les nourrir, les pieds dans l’eau.

Dernière étape « animalière » de la semaine, on part marcher dans le parc national de Noosa. On peut parfois y voir des koalas qui font la sieste dans les arbres ou prennent leur déjeuner en croquant quelques feuilles d’eucalyptus. En trois heures d’observation, le résultat est mitigé : 0 koala mais 56 dindons...

Peu à peu, on devient doué pour trouver des endroits au bord de l’océan où s’arrêter, exempt de toute interdiction de camper. A chaque fois, on profite des nombreux barbecues publics mis à disposition pour se griller un steak de kangourou, la chasse au koala étant interdite, c’est la seule viande locale que l’on teste.

On mange souvent en compagnie de centaines de grenouilles. Les australiens les ont introduites il y a quelques années pour exterminer certains insectes nuisibles. Aujourd’hui elles sont tellement nombreuses qu’elles sont devenues à leur tour un réel problème.

On se met également au surf, ce sport est une vraie religion en Australie on se devait d’essayer au moins une fois. Des tous petits jusqu’aux retraités, ici rare sont les gens qui viennent à la plage sans leur planche sous le bras. Loin d’être facile, on passe pas mal de temps à boire la tasse avant d’arriver à se dresser sur la planche, pour quelques secondes. Encore quelques jours d’entrainement et on pourra rivaliser avec les pros du coin !

Les pros, les vrais, on finit par les voir. Dans une crique balayée par d’énormes vagues, cachée du reste de la plage, une bonne centaine de surfeurs patientent dans l’eau en attendant LA bonne vague. Le niveau est plutôt impressionnant, normal la ville du coin s’appelle Surfer Paradise…

Photos de beaux surfeurs tatoués