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Incas

Publié le 15 Jun 2012 — par Nous
Catégories Perou

Pas le temps de traîner ! A peine arrivés à Lima, on repart déjà en direction de Cusco. On reviendra de toute façon à la capitale pour nos derniers jours de voyage et on préfère ne pas trop s’y attarder. Première de nos destinations en terre péruvienne, Cusco est à environ 24 heures de bus de Lima. Ca peut paraître long, mais le voyage est agréable et passe relativement vite. Films et repas à bord aidant.

Cusco est l’ancienne capitale de l’empire Inca. Beaucoup de bâtiments sont construits sur d’anciennes fondations de palais ou de temples; les espagnoles les ayants détruits pour reconstruire la ville à leur façon.  Les murs originaux, très typiques de l’ancienne civilisation, sont faits de pierres parfaitement imbriquées les unes avec les autres.

La Plaza de Armas et le cœur de la ville. Les deux églises de l’époque espagnole jouxtent les bâtiments coloniaux tous reconvertis en restaurants ou hôtels chics. C’est un peu le coté négatif de la ville, l’afflux touristique est tellement grand que le centre historique s’est peu à peu transformé, les habitations laissant la place à des agences de voyage ou des hôtels.  Néanmoins ça n’enlève rien à la beauté de la ville avec ses façades en chaux et ses rues pavées. De plus, il suffit de s’éloigner du centre pour retrouver une atmosphère plus vivante, des étales de marchés et des petits restaurants locaux.

On y goûte les spécialités locales, notamment le ceviche, un tartare de poisson relevé au jus de citron vert et le causa, une roulade froide de pomme de terre farcis. La cuisine péruvienne est considérée comme la plus raffinée d’Amérique du sud, et pour l’instant on est assez d’accord avec ca.

Dans un tout autre registre, la spécialité du coin est le cuy roti (et non pas « la »), ou autrement dit le cochon d’Inde à la broche. Ayant encore le souvenir de Sucre et Mimosa nos cochons d’Inde respectifs, on n’a pas encore eu le courage d’essayer, notre commentaire culinaire viendra peut-être dans un prochain article.

On se déplace à Pisac, un petit village d’artisans situé à une heure de route de Cusco. En chemin, on aperçoit sur le coté de la route ce qui semble être un refuge pour animaux, avec notamment un condor dans une cage gigantesque. Frustré par notre longue excursion en Argentine dans le fameux parc des condors d’où nous étions revenus bredouille, on décide de revenir en arrière pour tenter d’aller visiter l’endroit. Sur place, on découvre un centre tenu par une famille qui s’occupe bénévolement des animaux blessés de la région. On nous y explique que la plupart des animaux présents ont été sauvés du marché noir. Plumes ou pelage se vendent jusqu’à plusieurs milliers de dollars selon l’animal. On a la chance d’y voir des sortes d’opossums du coin, des pumas et surtout les fameux condors. Ces derniers sont impressionnants par leur taille, environ 3,5 mètres d’envergure. En entrant avec lui dans  leur cage, un des soigneurs nous explique que ces animaux sont perçus par les locaux comme des animaux mystiques, leurs plumes ayant soi disant des effets magiques. Certaines personnes essayent donc de les capturer par tous les moyens. Les trois condors dans la cage ont été empoisonnés et ne peuvent plus se débrouiller tout seul. Habitués à la présence de l’homme, on peut s’approcher de très prêt, on a même droit un petit vol au dessus de nos têtes.

Le principal attrait de Pisac, c’est les ruines incas qui surplombent le village, perchées sur un éperon rocheux. On décide de s’y rendre le lendemain matin à l’aube et à pied. Le chemin, très raide, se faufile à travers les anciennes terrasses de cultures incas qui n’ont pas bougées depuis 500 ans. La vue sur la vallée en contrebas est impressionnante.

Après une heure de marche, on atteint les premières ruines, des postes de garde avancés. Au fil de notre progression et toujours en montant, on découvre des bâtiments de plus en plus imposants jusqu’à atteindre l’ancienne cité. L’endroit est gigantesque, il nous faut plusieurs heures pour le parcourir.

Au retour, on fait un arrêt au marché du village, où les artisans semblent affairés à tisser, modeler ou peindre la futur collection  « été 2012 » de souvenirs.

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