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L’australiiiiiiiiie, c’est finiiiiiiiii

Publié le 16 Mar 2012 — par Nous
Catégories Australie

Notre descente se poursuit, à la mode australienne, sans se stresser. Nous vivons en maillot de bain au bord de l’océan, sans autre soucis que le choix de notre prochain repas : bœuf ou kangourou ?

L’océan se fait de plus en plus frais et les vagues sont assez fortes avec des courants parfois assez violents, ce qui arrange les surfeurs du coin. Nous, du coup, on préfère se tremper dans les piscines d’eau salée, creusées dans la roche au bord des plages.

Un soir, lors d’un arrêt pour la nuit un peu trouvé au hasard, nous observons depuis la colline un surfeur semblant doué (avis de deux suisses expérimentés) seul au milieu d’énormes rouleaux. D’autres personnes sont là aussi, appareil photo ou caméra en main. Serai-ce le Kelly Slater local?

Lors d’une pause sur une aire d’autoroute, nous observerons pour la première fois une famille de kangourous. La première fois s’étant fait attendre, nous en reverrons de très près durant les 2 jours suivants, au bord de la route ou de la plage.

Et puis toujours pas de koalas… après presque 3 semaines de recherches intensives, nous décidons de brusquer un peu le sort et nous rendons à Port Macquarie, dans un hôpital pour koalas. Le centre reçoit entre 200 et 300 marsupiaux par année, admis principalement pour des accidents de la route ou de morsures de chiens. Les koalas malades peuvent également être opérés ici, comme cet albinos à qui le chirurgien a enlevé deux tumeurs aux yeux avant de la relâcher dans la nature.

La suite de notre périple continue dans les terres. C’est avec une petite larme à l’oeil que nous quittons l’océan et renonçons aux baignades du matin, à la lecture sur la plage, aux douches avec vue imprenable ou encore aux barbecues juste devant l’océan… On s’est vite fait à cette vie Aussie !

Cette vie justement qui semble tout droit sortie d’un monde virtuel. De petites maisons, pas de locatifs, des pelouses tondues au millimètre près, des gens agréables même sur la route, une vie communautaire active, des endroits publiques propres, accueillants et modernes et une population souriante et toujours prête à échanger quelques phrases même avec deux inconnus sortant d’un van vert pomme. Sans leur accent abominable, nous nous serions presque crus chez les Bisounours.

Et puis comme jamais rien n’arrive par hasard 🙂 nous faisons halte dans la Hunter vallée. La plus vieille région viticole d’Australie ne compte pas moins de 140 caves dont les spécialités principales sont le Semillon et le Shiraz.

A première vue, l’industrie ici est telle que les caveaux ressemblent à des supermarchés vendant fromages et produits de luxe. Le business du mariage y est fructueux et nous ne vous listerons pas le nombre d’enterrements de vie de jeune fille/garçon avec limousine que nous voyons. Il y a tant de vignobles, que nous décidons de bouder les très gros producteurs et de cibler les petits domaines, d’aller plutôt à la rencontre des vignerons, un peu comme chez nous.

Premier arrêt dans une collectivité qui rassemble plusieurs petits domaines, cela nous semble assez correspondre à nos attentes. L’accueil n’y est pas des meilleurs, les vendeurs poussent un peu à l’achat, il n’y a rien de petit en fin de compte. Nous goûtons quand même quelques vins sympathiques, dont un Viognier blanc.

Au sommet d’une colline au milieu de la vallée, nous sommes accueillis chez Audrey Wilkinson par des dames n’ayant pas leur langue dans leur poche et intéressées à nous conter l’histoire de leurs vins (et de leur vie). De plus, les vins sont excellents, particulièrement le Shiraz, on est fan.

Le lendemain, dimanche, nous arrivons enfin chez LE vigneron. Ce petit monsieur ultra communicatif nous fera goûter son assortiment en nous parlant de son métier pendant que Madame est aux fourneaux. Nous repartons de là vraiment enchanté par cette rencontre avec le rosé de ce monsieur. Un vin élaboré à partir de Merlot de couleur rouge sang, étonnant et tellement bon !

Et puis nous en restons là. Comme nous ne pouvons nous empêcher d’acheter des bouteilles à chaque visite, les jours restants sur le continent s’amenuisant, nous n’aurions pas le temps de les savourer. Mais surtout, nous restons sur cette dernière excellente rencontre avec les vins australiens et leurs producteurs.

Pour nos derniers jours avec Jucy, nous nous rendons dans les Blue Mountains, chaîne de montagnes et parc national. Nous campons au milieu du la nature et dégustons nos trouvailles des derniers jours.

Il y a dans le coin, des dizaines de marches différentes permettant de découvrir la région. Mais après trois semaines de spécialités culinaires australiennes et de déplacements motorisés, nous décidons de nous remettre gentiment en jambes, nous choisissons les randonnées moyennes. Le paysage est incroyable, il nous rappelle l’Afrique du Sud.

Après ces moments natures, nous regagnons la ville et laissons Jucy, notre maison mobile… C’est donc à pied que nous repartons, découvrir Sydney. D’abord l’opéra, monument mythique que nous observons, mais seulement de l’extérieur, les tongs n’étant pas considérées comme une tenue correcte pour entrer. Et puis on se promène simplement, goûtant à la vie citadine : Pique-nique dans les parcs, séance de chiro pour se remettre le dos et flânage dans les rues.

Nous passons un après-midi dans le musée australien. Nous commençons par une expo internationale de photos animalières, de quoi mettre la honte à nos clichés de kangourous et de koalas. Et nous nous plongeons un peu dans l’Histoire du pays au travers de récits d’aborigènes, sous forme de peintures ou de textes.

 

C’était génial, c’était trop court, on reviendra !

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